Pour la troisième fois consécutive en deux semaines un village entier a été détruit par la police Israëlienne ; un village bédouin non reconnu, consideré comme illégal : al-Arakib au nord du Néguev, à quelques kilomètres au nord de Beersheba.
Les habitants d’al-Arakib ne sont pas des ‘envahisseurs’ sur les terres d’État.
Ils ont été expulsés, évacués, déplacés ‘temporairement’, avec ou sans promesse d’être autorisés à revenir, pour une semaine ou pour six mois, mais en fait pour de bon – et puis leurs terres ont été confisquées. Le Néguev est plein de communautés bédouines évacuées et transférées vers différents emplacements. C’est facile pour l’État de croire que les Bédouins sont sans terre, que ce sont des simples nomades sans droits. C’est une fiction commode que l’État peut réciter pour justifier leur transfert forcé de lieu en lieu.
La veille même des démolitions, Netanyahu a indiqué clairement sa position :
« Nous sommes un État-nation, ceci veut dire que la souveraineté absolue du pays est réservée au peuple juif […] Aujourd’hui, une campagne internationale est menée contre la définition d’Israël comme État juif. […]. Le sens de ces attaques est que divers éléments sont susceptibles de demander leurs propres droits nationaux et les droits d’un État dans l’État d’Israël – au Néguev par exemple, s’il devient une région sans majorité juive. Ceci s’est produit dans les Balkans et constitue une réelle menace » (Haaretz ; 26/7/2010).
Les partisans du nettoyage ethnique expliquent souvent qu’ils ne font que se défendre d’un groupe minoritaire, dont la simple existence est une menace à leurs yeux.

Désolé, les commentaire sont fermés pour l'instant.